Nous sommes en 28 après Google. Toute la toile est occupée par les agents commerciaux. Toute ? Non ! Une alliance peuplée d’irréductibles artistes résiste encore et toujours à l’envahisseur ! Et la vie n’est pas facile pour les garnisons américaines retranchées de Instagrum, Facebookum, Googolium, Microsoftium et Amazonium…
Hello les nekomata,
Je ne vais pas prendre le temps de vous la refaire : le monde est pourri, guerre violence guerre écologie en vrac toussa toussa. Et ce que je constate, c’est que les gens passent leur temps à vouloir désigner un coupable à tout prix. Un seul coupable, et surtout pas la communauté de mecs blancs cis et hétéros. Et si, les coupables, c’était nous tous réunis ?

Bon, en fait, c’était la question que j’avais prévu depuis le départ, mais la réponse est évidente. On n’a pas attendu internet pour qu’on en arrive là, puisque là est le sujet de cet article. Attaquons. Et précision importante : ici vous êtes sur Internet. Ce que je raconte n’est pas une vérité absolue – ni ce que disent les autres d’ailleurs. A vous de vous faire votre propre opinion et de réapprendre à vous méfier de tout.
Mes débuts sur Internet
Je suis un millénial. Internet, quand j’étais adolescent, c’était un truc de riche. Autant dire que je pouvais m’asseoir dessus. Quand mes parents allaient chez des amis à eux et que je devais venir avec eux, je profitais d’une heure d’internet avec la connexion des amis en question et c’était carrément démentiel. Je jouais à Golden Sun. Il me manquait un djinn de Mars pour débloquer le donjon optionnel, le temple d’Anémos. Rapidement, j’apprends à me servir de Google – à l’époque où c’était bien – et j’obtiens la réponse que je cherche, encore encrée dans mon cerveau aujourd’hui. « C’est Eclat et tu l’as dans une souche à Contigo ! Utilise Force ! ».
J’ai posé une question à Internet et cet outil m’a donné la réponse que je cherchais. je n’avais pas besoin de grand chose de plus, bien que les discussions en ligne m’avaient passionné fut un temps. Pas besoin de passer huit heures dessus pour trouver sur Internet ce que je cherchais : la réponse à une interrogation.
Et si Internet disparaissait ?
Je suis convaincu qu’Internet est un grand coupable dans l’état du monde actuel. Et pas seulement pour des raisons écologiques ni éthiques. Réfléchissez : lorsque vous envoyez un message sur internet, il ne voyage pas par l’opération du Saint-Esprit ! Il y a des câbles sous les océans, des satellites dans le ciel… Si bien qu’un jour, j’ai carrément émis l’hypothèse que si demain il fallait couper internet, demain on coupe internet !
Et pourtant, je suis tout autant convaincu qu’une coupure d’internet causerait plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait. C’est paradoxal mais c’est comme ça. En effet, cet outil s’est sérieusement encré dans nos vies si bien que nous en sommes devenus complètement dépendants. Comme des demeurés. Beaucoup d’entreprises (et pas que les grosses) dépendent entièrement d’internet, si bien qu’une coupure de cet outil risque de porter un sacré coup aux affaires et à l’économie.
Les consommateurs en ont marre de consommer !
On va se dire la verité : j’ai de plus en plus l’impression que les consommateurs lambdas en ont marre de consommer sans réfléchir. Même s’ils ont de l’argent, ils sont comme tout le monde. Certains ont une femme ou un mari, des enfants, des animaux de compagnie, certains ont des centres d’intérêts, mais tous partagent quelque chose en commun : une envie de vivre. Et beaucoup d’entre vous seront d’accord pour dire que la vie ne se résume pas à doomscroller instagram (qui est devenu un cimetière…) et à dépenser sans réfléchir.
D’ailleurs, quand avez-vous entendu le mot « internet » pour la dernière fois ? Aujourd’hui, on ne parle que de « réseaux sociaux ». J’adorais bloguer – j’ai été dans cette génération Skyrock Blog et MSN avec les écritures tellement stylisées que c’en était cringe. Je blogue encore mais la plupart de ce que j’écris, ça se fait sur des carnets avec des feutres de toutes les couleurs. Oui c’est très girly et alors ? Je vous emmerde ! Le papier ne revend pas vos données personnelles ni votre historique chelou du Dimanche soir.

Et oui, parce qu’aujourd’hui, Internet, ce n’est plus le parc d’attraction qu’il a été des années en arrière. Ce n’est plus la cour de récréation ou passer du bon temps. C’est juste une zone industrielle ou chacun fait sa promotion. Cela se répercute aussi sur les jeux vidéo, notamment les jeux free-to-play… On ne va pas remettre ça sur le tapis. Me concernant, je suis un développeur de jeu vidéo donc oui, je dépend également d’internet pour mon activité. Est-ce que je fais ça pour l’argent ? Oui. Mais ce n’est pas mon objectif principal. L’objectif principal, ma raison de vivre, elle est évidente, elle était là sous mes yeux depuis le début, et c’est quelque chose d’unique… Ne me demande pas que je t’explique.
Quand on y pense, on est « plus ou moins » dans un bar et on boit de l’alcool verbal. L’alcool, ça se consomme avec modération – si toutefois vous en consommez, vu que me concernant, je tente d’arrêter et je suis à mon 14ème jour. Alors, plutôt que d’être radical, faut-il plutôt atténuer le temps qu’on passe sur Internet ?
Hefka « La Chispa »

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