Skip to content

Étiquette : jeux vidéo

Kuolema et quart d’heure de crise

Hello le Mosh Pit !

Kuolema. D’abord, ça veut dire « mort » en Finnois. Ensuite, c’est ma pièce maîtresse en terme de chiptune. J’ai passé du temps sur ce morceau. Le contexte était le suivant. je fais partie d’un collectif de compositeur, le Music Weeklies. En ce moment, on est un peu en veille et j’avoue qu’avec mes projets de DLC pour RPG Maker, beh j’ai pas trop le temps de composer à côté aussi. Enfin, je vais pas me plaindre d’avoir des projets, hein.

Donc, le thème imposé, cette fois-ci, c’était « Death Metal ». Et autant dire que j’ai commencé mon parcours de mélomane en plein dedans avec « The Archaic Abattoir » du groupe belge Aborted. Un CD que j’ai prêté et qui ne m’a jamais été rendu, au passage.

Mon hyperacousie

J’ai un parcours particulier avec la musique parce que je souffre d’hyperacousie. Je veux dire que j’entends tout en beaucoup plus fort que les autres. On pourrait croire que ça me permet d’être moins sourd que les autres mais en réalité, c’est l’inverse qu’il se passe. Supposons qu’on est dans un repas entre potes et qu’une mouche vole dans le salon. Je ne vais entendre que la mouche, si bien que le bourdonnement de ses ailes va passer au-dessus des conversations.

Je vous ferai l’impasse, notamment parce que de cet article ce n’est pas le sujet (et bam, anastrophe dans ta face !), sur ma surdité à peu près sélective quand je suis dans la rue avec quelqu’un. On me parle alors que je suis derrière ? J’entends rien. On me parle et une voiture passe à côté de nous ? J’entends rien non plus. Mon téléphone n’est pas sur vibreur ? Tu pourras pas me joindre. Ça doit être pour ça que je suis mal à l’aise au téléphone.

D’ailleurs, ça doit aussi être une raison de plus pour laquelle les examens oraux à l’école étaient un purgatoire pour moi. Il fallait que je me concentre juste pour que j’entende ce qu’on me disait, et ce, même dans la langue maternelle qu’est celle de Molière. C’est sans doute pour ça que ça finissait par une envie de casser la table et les noix du jury.

Zeugmaaaaaaaaaaaaaa
Zeugmaaaaaaaaaaaaaa

Comment je me suis retrouvé à devenir compositeur ? Je sais pas ! En plus, au collège, j’avais un professeur de musique qui était un gros taré, si bien qu’il a réussi à me faire détester la musique au sens large. Heureusement qu’il y a eu le Metal durant mon adolescence, avec, entre autres, l’un des deux groupes de mon adolescence, Linkin Park.

Un quart d’heure de crise !

Donc, le 1er Septembre sortira « Quart d’heure de crise ». C’est un petit album de quatre pistes et Kuolema, dont la vidéo a été posté au-dessus en fera partie. Il sera disponible sur presque toutes les plateformes de streaming, parce que évidemment, je boycotte Spotify pour des raisons évidentes. Je compte sur vous pour faire passer le mot et pour y prêter une oreille attentive ! Ces quatre pistes ont été composées sur LSDj avec une Game Boy et peuvent tourner sur une vraie Game Boy !

Quart d'heure de crise
Quart d’heure de crise

Evidemment, je suis radicalement anti-IA et je n’autorise personne à entraîner une machine sur mon travail. Soutenez les artistes. C’est très méchant ce que je vais dire, mais…

Post by @hefka@mastodon.gamedev.place
View on Mastodon

Nyan nyan bim bam boum kyuu kyuu pew pew pewwww.

Hefka Le Nekopunk

Lachez vos kommmzzzzzz

Ma vie avant d’être un nekomata

Article improvisé. Ce n’est pas une version réelle de ce qu’il s’est passé mais disons qu’une majorité est vraie.

Je vivais dans une ville merdique et j’étais bien déterminé à m’effacer après mes études dans une école prestigieuse. Rien de mieux pour m’autodétruire, me dis-je, que de boire la ciguë de la vie jusqu’à la lie, c’est à dire attendre patiemment la mort sans l’appeler alors que je jouais avec l’historique de mon navigateur rempli de vidéos de gangbang que je regardais pour soulager mon addiction à la pornographie. J’ai traversé une gehenne de plus de dix ans et j’ai décidé de ne pas me laisser abattre. Sans aucune raison, j’ai décidé de combattre la mort pour l’appeler, alors me suis levé, j’ai levé les poings, je lui ai tendu le doigt si bien que c’en est devenu un réflexe. J’ai appris à me défendre dans les mosh pits mais mon endurance n’est pas illimitée. Avec ma résilience et mon parcours de survivant, j’ai fini par intéresser le patronat.

Vraiment sidérés par mon profil d’hurluberlu pas encore furry, ils étaient prêts à m’embaucher. Mais ils ne savaient pas que j’étais un autiste avec des codes sociaux d’autiste et je les ai copieusement insultés avant de détruire leur matériel informatique par réflexe. Hélas, les murs ont des oreilles et je me suis retrouvé entre les mains des réseaux souterrains. Je m’attendais à être banni et maudit comme je l’ai toujours été et à devoir traverser un enfer sans nom pendant dix ans de plus. Mais j’avais en réalité tenu tête à des têtes pensantes d’entreprises tyranniques et l’on m’invita à bras grands ouverts au sein de la résistance. Mon entourage proche commence à m’apprécier, ma réputation grandit, si bien que le mot se répand et qu’on me présente comme un enfant prodige que je n’ai jamais voulu être.

Survivant de je ne sais combien de purgatoires, j’ai commencé à vouloir me rendre utile faute d’attendre une mort comme un train toujours en retard. Mais force est de constater que les portes du capitalisme m’étaient à jamais fermées. J’ai cultivé un jardin coloré et pixellisé pour émerveiller qui veut bien l’entendre et j’ai compris que je n’aurais plus jamais la chance d’avoir une vie comme les autres et de sociabiliser. J’étais bien décidé à en finir avec ma malédiction, je voulais juste trouver l’amour et être heureux mais à ce moment je m’étais déjà condamné à une maudite vie d’atypique parmi les atypiques que je n’ai jamais accepté.

J’ai frappé du poing sur la table et j’ai demandé des conseils à des personnes d’influence. Je déblatérais mon histoire pas très banale dans je ne sais quelle convention, autour de bornes d’arcade et de jeux de société. Alors qu’on jouait aux cartes, j’abordais l’histoire de mon addiction à la pornographie né de mon besoin de m’autodétruire. Me fixant la bouche pleine d’alcool bon marché, ils éclatèrent de rire et m’arrosèrent d’alcool et de confettis et j’ai compris que j’avais le don d’interloquer les gens sans le faire exprès. Putain, mais qu’est-ce que j’ai fait à la vie pour qu’elle ne me laisse pas crever en paix et qu’elle ne me laisse même pas avoir la vie la moins intéressante de l’espèce humaine. Je voulais simplement être un mec normal et mener une vie banale avec une fille banale, mais il n’en est plus rien, maintenant que je me suis découvert une vie d’autiste artiste anarchiste qui pogote avec des oreilles de chat et deux queues de nekomata.

Et maintenant je suis devenu un furry. Enfin, je crois. Je sais pas.
‘chier.

Hefka

Lachez vos kommmzzzzzz

Je suis (j’ai été) ingénieur informaticien.

J’aime les ordinateu-reuh.
Windows quatre-vingt dix-hui-teuh.

Furry Game Jam 2

J’ai participé à la Furry Game Jam 2 sur Itch. Le thème était « Signal ». C’est vraiment pas le thème le plus inspirant que j’ai vu pour une game jam, bien qu’il faille en reconnaître son originalité. J’ai fini dans le middle tier (à croire que je suis abonné aux middle tiers) mais je suis très content de moi vu que j’ai participé seul – il y a eu des équipes de 5 ou 6 jammers. Comme le thème ne m’a pas inspiré, j’ai réalisé un platformer hardcore en 2d en chiptune et pixel art. Ca se joue ici (pas besoin de télécharger). J’ai utilisé Godot Engine pour le moteur, Aseprite pour le pixel art et DefleMask pour les musiques.

Il y en a beaucoup, pendant mon adolescence, qui ont voulu me dissuader d’intégrer l’industrie du jeu vidéo. Le problème, c’est que rien n’est plus manipulable qu’un adolescent (à part peut-être un président), donc il y en a qui ont réussi. Au lieu d’aller à Crea’Jeux à Nîmes comme je le voulais depuis le départ, j’ai été incité à rejoindre l’Imerir de Perpignan (qui a terminé en liquidation, soit dit en passant), sous couvert que « ça allait m’ouvrir des portes ». Si vous lisez cet article, je vais passer directement à l’information qui vous intéresse : faites le travail que vous avez envie de faire, pas celui qu’on vous conseille.

Le monde du travail

L’informatique généraliste ne m’a pas réussi. La seule porte que j’ai ouverte a été celle d’une petite boîte Vosgienne pour laquelle j’ai été Community Manager. Le job était pas trop mal, bien qu’il soit tombé au pire moment possible pour des raisons personnelles. J’ai du partir et il en est ressorti une haine folle des réseaux sociaux qui persiste encore aujourd’hui.

Les gens disent que je suis un enfant surdoué et très intelligent, et les gens (les mêmes) ne veulent pas travailler avec moi pour tout un tas de raisons. La première, c’est que je suis autiste. La deuxième, c’est que j’ai l’esprit rebelle. Personne n’a donc vu le mal à ce que je passe dix années à tuer l’ennui, au chômage, en m’intéressant au jeu vidéo de manière amatrice en suivant le tag « indiedev » sur ce qui était Twitter, à l’époque. Au passage, rappelez-vous : c’était le seul coin de Twitter où on ne se tapait pas dessus en permanence.

A Furry To the test
A Furry To the test

Vous pensez que je gagne beaucoup d’argent ? Détrompez-vous, rien ne va. J’ai fondé ma boîte pour être libre, rien de plus. Je fais des jeux, des musiques et du pixel art tel que je l’entend. J’ai l’intime conviction que depuis les années 90s, il y a quelque chose qui s’est perdu. On nous parle de progrès technologique, je constate surtout que le monde est de moins en moins heureux. Les enfants dessinent de moins en moins d’étoiles. Et le truc le plus paradoxal, c’est que plus ça va vite, moins on a de temps.

Et ne parlons pas du discours des capitalistes de base qui te bassinent les oreilles avec « l’argent ne fait pas le bonheur » – à quoi ça sert de « travailler plus pour gagner plus » si l’argent ne fait pas le bonheur alors ? Plus tu étudies, plus tu ouvriras des portes vers un travail sympa et bien payé, plus il y a des chances que tu finisses avec un travail alimentaire de merde parce que tu as besoin d’argent (la raison principale est que tu as des enfants à nourrir). On veut changer le monde, on fait les choses contre notre gré et on se retrouve avec des convictions et des actions qui sont à l’opposées.

A furry to the test (encore !)
A furry to the test (encore !)

Au final, on te parle de liberté mais tu ne gagnes que de l’argent. Okay, c’est déjà pas mal, mais tu te ruines la santé. Tu balances ton argent dans la santé pour guérir tes problèmes de santé et tu recommences. Si tu veux briser le cercle, tu peux entreprendre. Tu seras libre, mais tu seras seul avec un autre rythme de vie beaucoup plus précaire que monsieur tout-le-monde ne veut bien te le faire croire. Et ça ne sera pas rare que tu bosses bien au-delà de 35 heures par semaine.

Je vais te dire ce que c’est, moi, le monde du travail. C’est un attrape-couillon.

Hefka

Les résultats de la game jam.
Lachez vos kommmzzzzzz

Un début de conte de fées

Hello les nekomata ! Voici une planche en pixel art sans prétention. L’objectif de celle-ci est surtout de parodier certains jeux de rôle à la Japonaise qui n’ont pas très bien vieilli. Entendons-nous bien, à l’époque où il est sorti, le scénario de Final Fantasy I était bourré de rebondissements, il est devenu bancal aujourd’hui.

Méchant boss de fin !

Pourtant, quelque chose me dit qu’on ne devrait pas chercher à faire compliqué. On n’a pas besoin de psychologiser les antagonistes (c’est comme un méchant mais c’est plus difficile à dire) ni de leur chercher des excuses. Il y a un démon méchant qui veut conquérir le monde ou le détruire, ça va très bien comme ça. Il y a quatre guerriers de 17 ans qui vont le combattre et gagner, c’est super, c’est irréaliste bien comme il faut.

Les chroniques de Kisua - 3
Les chroniques de Kisua – 3

Il y a également un sens caché à cette planche, mais c’est à vous de faire votre propre interprétation de ce que je fais.

Pour le soft-talk. Je suis à 41 jours sans alcool et, par cause à effet, à 41 jours sans amis. C’est difficile de sociabiliser quand on ne fume pas et qu’on ne boit plus. En France en tout cas. Le sevrage se passe très bien.

Rappel

Ces dessins ont été réalisées par moi-même, de l’idée à la réalisation. Vous n’êtes pas autorisés à utiliser une intelligence artificielle pour l’entraîner sur mon travail et vous n’avez pas mon consentement pour le faire, que ce soit légal ou non. C’est moi qui dessine, c’est moi qui fait les règles. Et le plagiat n’est pas autorisé non plus.

Hefka Le Nekopunk

Lachez vos kommmzzzzzz