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Étiquette : consumérisme

Une gazelle parmi les chiens

Avertissement sur le contenu : ce texte est purement fictif et raconte l’histoire d’une fille que l’on devine prodige et qui se retrouve réduite à devenir une travailleuse du sexe sans le vouloir. Il est sujet de choses sensibles, telles que la dépression.


Est-ce que tu peux t’imaginer avec deux enfants à nourrir
Tu retournes tes poches, pas l’ombre d’une pièce de monnaie
Personne ne veut t’embaucher et le temps te regarde courir
Devenir une camgirl est la seule option pour ne pas mendier
Tu militais contre la patriarchie, réclamant le respect
Et te voilà à alimenter la machine folle que tu méprises
Mais pas le temps de réfléchir, tu insères tes coordonnées
Et voilà les premiers abonnés arrivent sans grande surprise
L’homme est laid et facile à manipuler, tristes règles du jeu
Tu te formes sur le tas à un métier que tu ne voulais pas faire
Ton destin d’enfant prodige, la vie en a fait du feu
Plusieurs photos se vendent à des inconnus en pleine misère
Hors diffusion tu réfléchis aux pires scénarios possibles
Attention y’a toujours un nuisible, jamais à l’abri d’un revers
Ca peut toujours déraper, et si on te reconnaissait en ville
Imagine ce que tu vis quand même le repos à un goût amer

Est-ce que tu peux t’imaginer, camouflant ton mal-être
A t’exposer devant des mecs en chien que tu ne connais pas
A compter les secondes debout, esseulée devant ta fenêtre
Où est passé ton passé dépassé, il ne reviendra pas
L’argent permet de nourrir tes enfants et ton loyer
Mais il reste bien loin de faire ton bonheur et ton sourire
Stigmatisée, réputation noyée, il ne reste que le bûcher
Tes proches demandent des nouvelles, t’es obligée de mentir
La honte permanente, l’humiliation, et personne ne s’inquiète
Tu penses aux autres camgirls sur ces sites, venues d’elle-mêmes
Tu sais que tu ne seras jamais comme elles, le cœur en miettes
Et s’ajoute le syndrome de l’imposteur à la masse de problèmes
Et pourtant, sans trop y croire tu entretiens une lueur d’espoir
Mais pour le moment, vivre un jour de plus est le seul objectif
Quand les diffusions se terminent, tu es seule dans le noir
Et toi, qu’est-ce que tu ferais à sa place avec un canif ?

Et dans tes rêves tu voyages librement sur la planète Terre
Tu découvres des tas de cultures tant différentes que merveilleuses
Tu t’enrichis de savoir et de sagesse, tu changes d’air
Tu te mets à la place de ces locaux à l’existence bienheureuse
Alors que moi aussi je rêvais de mettre le feu au système
En prônant la révolution mais seulement derrière un écran
Je voulais détruire ces destructeurs qui nous gangrènent
Ceux qui effacent nos sourires, ceux qui font couleur le sang
Je voulais la même chose que tout le monde, être heureux
J’aurais voulu être libre, j’aurais voulu que le monde soit meilleur
J’aurais offert à qui veut l’entendre de quoi vivre joyeux
Et voilà qui je suis en vérité : un poète sensible au malheur
Quand tu goûtes des tas de mets exotiques, la misère est finie
L’espace d’une seconde tu voyages aux quatre coins du monde
Tu es devenue la maîtresse de ton destin, tu écris ta vie
Et tu retombes dans la réalité, rattrapée par ta propre ombre

Est-ce que tu peux t’imaginer, t’as percé sans le vouloir
Tu cherches à t’échapper et à te faire embaucher à tout prix
De quoi sera fait le surlendemain, tu ne veux même pas savoir
Et avant que tu ne t’en rendes compte, le pire s’est produit
On te demande ce que tu as fait ces dernières années
Comment tu expliques ta vie de camgirl à un homme en costard
Tu essuies refus après refus, tu penses à te saigner
Mais les patriarches que tu combattais ont l’appétit des charognards
Tu n’as plus qu’une seule option, recommencer à vendre ton corps
Parce que t’as encore deux enfants à nourrir et un loyer à payer
Est-ce que tu sais ce que ça fait, des cicatrices qui saignent encore
Harcelée, menacée, doxxée, noyée, trompée, traquée, broyée
Est-ce que tu sais ce que ça fait de ravaler ton envie d’en finir
T’as perdu l’envie de vivre, t’as perdu l’envie de mourir
T’as pas envie d’avoir un avenir, t’as juste envie d’être un souvenir
Homme, et si c’était à propos de ta fille que j’étais en train d’écrire ?

Hefka

Lachez vos kommmzzzzzz

Ma vie avant d’être un nekomata

Article improvisé. Ce n’est pas une version réelle de ce qu’il s’est passé mais disons qu’une majorité est vraie.

Je vivais dans une ville merdique et j’étais bien déterminé à m’effacer après mes études dans une école prestigieuse. Rien de mieux pour m’autodétruire, me dis-je, que de boire la ciguë de la vie jusqu’à la lie, c’est à dire attendre patiemment la mort sans l’appeler alors que je jouais avec l’historique de mon navigateur rempli de vidéos de gangbang que je regardais pour soulager mon addiction à la pornographie. J’ai traversé une gehenne de plus de dix ans et j’ai décidé de ne pas me laisser abattre. Sans aucune raison, j’ai décidé de combattre la mort pour l’appeler, alors me suis levé, j’ai levé les poings, je lui ai tendu le doigt si bien que c’en est devenu un réflexe. J’ai appris à me défendre dans les mosh pits mais mon endurance n’est pas illimitée. Avec ma résilience et mon parcours de survivant, j’ai fini par intéresser le patronat.

Vraiment sidérés par mon profil d’hurluberlu pas encore furry, ils étaient prêts à m’embaucher. Mais ils ne savaient pas que j’étais un autiste avec des codes sociaux d’autiste et je les ai copieusement insultés avant de détruire leur matériel informatique par réflexe. Hélas, les murs ont des oreilles et je me suis retrouvé entre les mains des réseaux souterrains. Je m’attendais à être banni et maudit comme je l’ai toujours été et à devoir traverser un enfer sans nom pendant dix ans de plus. Mais j’avais en réalité tenu tête à des têtes pensantes d’entreprises tyranniques et l’on m’invita à bras grands ouverts au sein de la résistance. Mon entourage proche commence à m’apprécier, ma réputation grandit, si bien que le mot se répand et qu’on me présente comme un enfant prodige que je n’ai jamais voulu être.

Survivant de je ne sais combien de purgatoires, j’ai commencé à vouloir me rendre utile faute d’attendre une mort comme un train toujours en retard. Mais force est de constater que les portes du capitalisme m’étaient à jamais fermées. J’ai cultivé un jardin coloré et pixellisé pour émerveiller qui veut bien l’entendre et j’ai compris que je n’aurais plus jamais la chance d’avoir une vie comme les autres et de sociabiliser. J’étais bien décidé à en finir avec ma malédiction, je voulais juste trouver l’amour et être heureux mais à ce moment je m’étais déjà condamné à une maudite vie d’atypique parmi les atypiques que je n’ai jamais accepté.

J’ai frappé du poing sur la table et j’ai demandé des conseils à des personnes d’influence. Je déblatérais mon histoire pas très banale dans je ne sais quelle convention, autour de bornes d’arcade et de jeux de société. Alors qu’on jouait aux cartes, j’abordais l’histoire de mon addiction à la pornographie né de mon besoin de m’autodétruire. Me fixant la bouche pleine d’alcool bon marché, ils éclatèrent de rire et m’arrosèrent d’alcool et de confettis et j’ai compris que j’avais le don d’interloquer les gens sans le faire exprès. Putain, mais qu’est-ce que j’ai fait à la vie pour qu’elle ne me laisse pas crever en paix et qu’elle ne me laisse même pas avoir la vie la moins intéressante de l’espèce humaine. Je voulais simplement être un mec normal et mener une vie banale avec une fille banale, mais il n’en est plus rien, maintenant que je me suis découvert une vie d’autiste artiste anarchiste qui pogote avec des oreilles de chat et deux queues de nekomata.

Et maintenant je suis devenu un furry. Enfin, je crois. Je sais pas.
‘chier.

Hefka

Lachez vos kommmzzzzzz

Les fées sont de retour.

Je suis fatigué et cette chaleur me fait mal physiquement. Celles et ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique, je vous signale quand même que c’est la première année que j’entends des cigales à la montagne. Ce n’est pas normal. En 2003, on a transpiré, mais ça a duré moins longtemps et surtout il ne faisait pas aussi chaud qu’ajourd’hui. C’est beau l’été. Quand j’étais petit c’était les vacances, maintenant c’est juste une géhenne qu’on ne traversera pas tous.

Les articles n’ont pas à être utiles. Vos systèmes de « valeur ajoutée » et de SEO, je me torche le cul avec. Internet c’est supposé représenter la culture du chaos, pas un espace publicitaire pour des entreprises qui ne seront jamais tes amis. Ni des ressources pour des intelligences artificielles développées par les métastases de l’espèce humaine, plus artificiels qu’intelligents.

J’ai investi dans BitWig parce que ça tourne sous Linux. Bon beh j’ai fait le temps que je devais faire avec Ableton c’est cool. J’ai essayé Fruitz aussi. C’est une application de rencontre comme toutes les autres applications de rencontre, j’entends pas là que c’est nul et que ça marche pas. Il doit y avoir un million de façons de rencontrer des gens et les applications de rencontres ne sont vraiment pas les meilleures.

Le problème, c’est que j’ai une horreur absolue des réseaux sociaux, ce qui m’exclue de facto des soirées et des sorties entre potes, en plus de finir sans amis pendant les conventions (C’est vrai ou c’est pas vrai ?). Je brise ma solitude et ma carence affective comme je peux. Au moins, demain sera mon 70ème jour sans alcool. C’est le moment où j’ai relancé ce blog.

J’ai l’impression d’être un enfant quand je fréquente des gens de mon âge. J’ai pas envie de grandir, le syndrome de Peter Pan n’est peut-être pas un mythe en fin de compte. Ma haine de l’IA est de plus en plus féroce depuis que j’entends les « gens normaux » dire que « ce qui est bien c’est qu’ils ont fait ça sans IA » (en parlant de la magnifique publicité d’Intermarché avec le loup). Bah évidemment que les artistes travaillent sans IA. C’est notre travail. Ceux qui affirment le contraire n’ont rien compris à l’art et feraient mieux de retourner à l’école d’ingénieurs – avec tout le mal que je pense de ces « machines à détruire les enfants ».

Les fées sont de retour. Y’a des moments où le volume déconne mais tant pis ça sera corrigé dans la v3. MakerTube est devenu payant. Je sais que c’est parce que les prix ont monté ou quelque chose dans le genre. J’ai bien ma petite idée de ce qu’il s’est vraiment passé chez les hébergeurs mais gardons-nous d’avancer n’importe quoi – Je me souviens avoir été obligé d’abandonner mon VPS parce que des vilains entrepreneurs faisaient tourner des IAs, ce qui a conduit à une montée des prix aussi soudaine que brutale. Rien ne dit que c’est ce qu’il s’est passé sur MakerTube.

Hefka Le Nekopunk

Lachez vos kommmzzzzzz

L’empire d’essence

Nous avons finalement réussi à construire la recette du bonheur absolu, mais restera-t’il quelqu’un sur terre pour en profiter…?

Salut les voyageurs de Kisua. Normalement je ne fais pas de dessins politiques, mais avec la canicule qui fait monter le mercure à 43°C, l’autre c0nnard qui ose nous dire que l’eau devrait nourrir l’IA avant de subvenir à nos besoins et les infos actuelles, mon côté obscur, Äefyekaaos (c’est dur à prononcer, hein ?) pleure des larmes de sang. Bouffe-toi mon pixel art dans ta gueule de capitaliste mal-baisé.

Dessin réalisé avec Aseprite, 256 par 256 pixels. Il est strictement interdit d’entraîner une intelligence artificielle sur ce dessin, d’autant que ce dessin est aussi un tacle envers « chat j’ai pêté ». Regardez bien la forteresse au milieu de l’image.

Hefka

L'empire d'essence
L’empire d’essence
Lachez vos kommmzzzzzz