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Auteur/autrice : hefkalenekopunk

J’ai lu « Metamorphose » de Shindo L

On va commencer par mettre l’avertissement sur le contenu qui va bien : cet article va clairement parler d’un manga hentai. Alors je vais laisser dix secondes aux gamins et aux âmes sensibles pour… Passer à l’article suivant. Non sérieusement, je ne rigole pas. L’article que vous êtes en train de lire parle d’un manga déprimant dont l’objectif n’est certainement pas de vous aider à tâcher davantage vos draps qui puent le sperme, alors remontez votre braguette et rangez vos pop-corns. Vous êtes encore là ? C’est vous qui voyez ! Je vous aurai prévenus.

Il n’y aura pas d’image explicite ni de scans ni de photos dans cet article. Vous êtes déçus, hein ? Non, je vous avertis une dernière fois : le mot « hentai » est un faux-semblant, il faudrait plutôt placer ce manga dans la case « Horreur psychologique » et si Metamorphose vous excite, c’est que vous n’allez vraiment pas bien.

Je suis malade, complètement malade !

Ceux qui me connaissent de suffisamment près savent que Kisua, mon univers, est coloré en surface et affreusement sombre en profondeur, parce qu’évidemment, il faut bien qu’on ait une part d’ombre pour qu’on ait une part de lumière. Mes jeux vidéo sont mignons, ma créativité est bordélique, mon univers littéraire est sanglant. A un moment voilà, on ne peut pas passer sa vie à produire comme une machine, il faut bien qu’on se détende de temps en temps.

On va à Terre-2, la boutique manga de ma ville mouroir avec une amie. Avec un peu de chance, ils auront une figurine de Rin Kaenbyou à vendre. Alors que je cherche une figurine de ma crush (Rin Kaenbyou, pas mon amie), j’entends parler mon amie avec la gérante du magasin, du manga Metamorphose par Shindo L. Je ne voulais pas l’acheter et j’ai fini par en avoir envie, mais il n’y avait qu’un seul exemplaire en magasin. Comme je suis un peu serré niveau budget, je me suis dit que j’allais me débrouiller autrement pour le lire – j’ai dit chut !-. Le soir-même, j’avale le manga d’une traite.

Essaie de lire "Metamorphose" de Shindo L

Bon, je commence par quoi ? J’ai des airs doux et rigolo avec mes oreilles de chats, j’ai toujours ce côté rebelle à la fois lucide et immature mais ce serait mal me connaître de dire que mon univers est rose – même si c’est l’impression que je veux laisser croire. J’ai quand même réussi à lire le dérangeant « Lolita » de Vladimir Nabokov et encore, ce n’est rien face au meurtrier « Les 120 Journées de Sodome » du Marquis de Sade. Alors quoi, je me suis dit que Metamorphose, ça allait pas me faire grand chose !

Le scénario sans spoilers

Accrochez-vous bien, à partir de là on entre dans le vif du sujet. Saki Yoshida est une lycéenne Japonaise tout ce qu’il y a de plus banal. Elle n’est pas très heureuse, mais elle ne mène pas une vie merdique non plus. Elle s’ennuie, elle cherche à se faire des potes. Quelle erreur ! Alors qu’elle se fait toute pimpante pour entrer dans ce qui est l’équivalent du lycée en France, elle va tomber dans une lente et cruelle descente aux enfers.

En tout, il y a sept chapitres. Je ne vais pas trop détailler le scénario ici parce que ce n’est pas très poli et qu’Internet l’a déjà fait pour moi. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à chaque fois qu’un chapitre se termine, on se dit qu’elle a touché le fond des abysses. Tu parles, le début du chapitre suivant, la voilà trois mètres en-dessous de la fin du chapitre précédent. On finit presque par regretter le premier chapitre où elle se retrouve droguée et finit par être violée. Même cette scène paraît « gentille » par rapport à ce qui va lui arriver ensuite.

Et vous qui pensiez que l’arc de Primrose dans Octopath Traveler était sombre. Avant la fin du dernier chapitre, Saki passe par toutes les cases du monopoly de la débaucherie : prostitution, racket, éviction, addiction… La vie misérable d’une gamine ordinaire qui voulait être heureuse et finit détestée de tout le monde sans que ce ne soit de sa faute, réduite à l’état de déchet non-recyclable. Littéralement. La dernière scène du dernier chapitre est absolument intolérable.

Mais c’est qu’un manga !

On penserait que comme ce n’est qu’un manga, il est facile d’en sortir indemne vu que l’histoire est fictive ! Fictive ? Pas tant que ça. Je suis allé au Japon en 2024 et j’en ai un très bon souvenir. Mais ce n’est pas parce que je voue un amour profond pour le Japon que je n’en vois pas les problèmes. Le manga est très dense et très concentré parce qu’en un seul tome, Shindo L nous balance en plein dans la face des tas de problèmes de société auxquels les Japonais font face en ce moment. Bien que le manga ait été publié en 2016, beaucoup de problèmes évoquées sont encore d’actualité.

Bien qu’il ne soit que peu évoqué, nous faisons face au harcèlement scolaire aussi appelé ijime dans la langue locale – au Japon, c’est un autre délire. Nous, en France, autant vous dire qu’on est des cafards à coté -.

Apprendre à dire non.

Le manga nous apprend implicitement à dire non. Les Japonais – et notamment les Japonaises – sont apparemment conditionné-e-s à ne pas dire non car, dans cette culture, c’est vu comme une provocation. Résultat, des tas de gens malpropres le savent et en profitent. Dans le premier chapitre, Saki est abordée par un garçon dans un konbini qui l’invite au karaoke et lui propose de la drogue. Relisez ce paragraphe.

Qui couche avec les chiens se lève avec les puces.
Proverbe français

Une autre leçon à retenir de ce chapitre est d’écouter notre instinct lorsque celui-ci nous dit « Si c’est trop beau pour être vrai, c’est trop beau pour être vrai ». Saki n’en est pas revenue de coucher le premier soir avec un mec à peine rencontré alors qu’elle n’a jamais été populaire. Cette leçon revient lorsque des camarades de classes, alors ses amies à ce moment du lore, lui donnent des conseils pour se prostituer « en toute sécurité » et balancer les clients lorsque ça commence à craindre.

Plus une chose est innocente, plus il est jouissif de la salir.
Les règles de l’internet.

Encore une fois, c’était trop beau pour être vrai et le manga nous balance une troisième leçon de vie en pleine tronche : celui qui ne dit rien et qui se laisse faire est une proie sans défense. Saki est trop gentille et c’est ce qui l’a perdue.

Parmi les problèmes sociaux évoqués, il me reste à parler de l’inceste, surtout lorsqu’il est combiné à un caractère manipulateur et impulsif. Saki est victime de son père lorsque celui-ci perd son travail – ce qui, au Japon, est considéré comme un déshonneur. Et surtout, ce problème qui s’est amplifié avec les réseaux sociaux : cette manie de vouloir plaire à tout prix, quitte à dénigrer sa vraie nature, et qui finit toujours par avoir des effets retords.

Et le hentai ?

Récemment, il m’arrive quelque chose d’étrange. Bien que j’ai une addiction à la pornographie, ces temps-ci ça ne me fait pas grand chose. Que ce soit du soft, que ce soit du hard, rien n’y fait. Il y a des scènes hentai dans Metamorphoe et il y en a beaucoup – pour provoquer volontairement un effet de sursaturation -, et le « x-ray » n’est pas en option. Cela dit, vu l’histoire pesante, on n’arrive pas à s’exciter devant. On éprouve plutôt du dégoût et c’est le but. Si bien qu’on se surprend à survoler les scènes de cul ou à détourner le regard. Saki, une lycéenne ordinaire, réduite à l’état de vagin, avant d’être réduite à l’état de vagin en libre service, ensuite à l’état de vagin usé, puis à l’état d’ordure ménagère et finalement en punching-ball.

Avec tous les problèmes mentionnées en si peu de chapitres et le nombre de fois où elle se fait passer dessus, il ne manquait plus qu’une scène de chikan. Mais tu me diras, elle aurait pris le bus pour aller où et pour faire quoi. Là est bien le côté le plus déprimant du manga : il est inspiré de faits réels. Le « ijime« , par exemple, est honteusement caché par le gouvernement local. Le seul moyen d’en parler, c’est le manga.

« Tous ces gens, ils ont l’air heureux… »

Attention ! A partir de là, je spoile la fin.

Juste au cas où, voici un lien vers une vidéo moins déprimante.

Lorsque j’ai commencé le dernier chapitre, je m’attendais à un rebondissement. Saki accumule de l’argent pour une raison que je ne mentionne pas ici et finit par perdre tout ce qu’il lui reste lorsqu’un groupe de racailles lui tombe dessus. Clairement, cette scène d’une sauvagerie sans nom est très difficile à tolérer et l’une des raisons qui m’a fait grimacer est que ses agresseurs ne font même pas partie du roster des personnages secondaires.

Saki remet ses tresses de collégienne et ses lunettes de nerd pour renouer avec son apparence candide d’autrefois, bien qu’elle se conjugue mal avec son corps usé. S’en suit une scène claire et lumineuse où nous la voyons, légèrement plus âgée mais toute pimpante, parler à Nana, son enfant. Le manga s’arrête sur un retour à la réalité, où elle pisse le sang dans des chiottes mal fréquentées. Quand je dis ‘elle pisse le sang », ce n’est pas une figure de style.

D’après une interview de Shindo L, dans la première version du manga, Saki était supposée mourir par overdose à la fin du dernier chapitre. Après, il y a eu des problèmes avec ses managers et autre bla-bla qui ne nous regarde pas.

Wikipédia dit une chose à ce sujet, des youtubeurs en disent une autre, chacun fait sa propre interprétation. On ne sait pas si la scène où Saki parle à son enfant est une vision du futur, laissant supposer que Shindo a fait une ellipse sans nous dire ce qu’il s’est passé depuis… Ou bien si cette scène n’est qu’un rêve que Saki fait lorsqu’elle s’injecte un peu trop d’héroïne qui lui restait avant de clamser.

D’autres encore ont créé une fin alternative où Saki est secourue dans un crossover avec l’univers de JoJo Bizarre Adventure. Et moi, qu’est-ce que j’en pense ? Soyons humains. La police n’apparaît pas une seule fois dans tout le manga. Je me plais à imaginer qu’une jeune recrue un peu paresseuse et jemenfoutiste s’est retrouvée à effectuer de la sale besogne dans ces toilettes et qu’il a découvert Saki de cette façon. L’information va remonter jusqu’à ses supérieurs.

C’est costaud comme lecture

Lorsque j’ai fini la lecture de ce manga, j’ai eu l’impression d’avoir avalé un litre de sang macéré dans du jus de frelon cul sec.

Faut avouer, c’est plutôt une boisson d’homme !
Le Nain (Donjon de Naheulbeuk)

Bon, va falloir que je revienne sur Touhou Project. J’ai toujours pas de figurine de Rin Kaenbyou, j’ai juste un cosplay qui ne me va pas parce qu’il me manque un truc nécessaire pour qu’il soit réaliste : une très grosse poitrine. J’ai rarement lu un manga aussi sombre. Il va me falloir de la douceur maintenant.

Dessin de Rin Kaenbyou
Dessin de Rin Kaenbyou

Hefka

Lachez vos kommmzzzzzz

Kuolema et quart d’heure de crise

Hello le Mosh Pit !

Kuolema. D’abord, ça veut dire « mort » en Finnois. Ensuite, c’est ma pièce maîtresse en terme de chiptune. J’ai passé du temps sur ce morceau. Le contexte était le suivant. je fais partie d’un collectif de compositeur, le Music Weeklies. En ce moment, on est un peu en veille et j’avoue qu’avec mes projets de DLC pour RPG Maker, beh j’ai pas trop le temps de composer à côté aussi. Enfin, je vais pas me plaindre d’avoir des projets, hein.

Donc, le thème imposé, cette fois-ci, c’était « Death Metal ». Et autant dire que j’ai commencé mon parcours de mélomane en plein dedans avec « The Archaic Abattoir » du groupe belge Aborted. Un CD que j’ai prêté et qui ne m’a jamais été rendu, au passage.

Mon hyperacousie

J’ai un parcours particulier avec la musique parce que je souffre d’hyperacousie. Je veux dire que j’entends tout en beaucoup plus fort que les autres. On pourrait croire que ça me permet d’être moins sourd que les autres mais en réalité, c’est l’inverse qu’il se passe. Supposons qu’on est dans un repas entre potes et qu’une mouche vole dans le salon. Je ne vais entendre que la mouche, si bien que le bourdonnement de ses ailes va passer au-dessus des conversations.

Je vous ferai l’impasse, notamment parce que de cet article ce n’est pas le sujet (et bam, anastrophe dans ta face !), sur ma surdité à peu près sélective quand je suis dans la rue avec quelqu’un. On me parle alors que je suis derrière ? J’entends rien. On me parle et une voiture passe à côté de nous ? J’entends rien non plus. Mon téléphone n’est pas sur vibreur ? Tu pourras pas me joindre. Ça doit être pour ça que je suis mal à l’aise au téléphone.

D’ailleurs, ça doit aussi être une raison de plus pour laquelle les examens oraux à l’école étaient un purgatoire pour moi. Il fallait que je me concentre juste pour que j’entende ce qu’on me disait, et ce, même dans la langue maternelle qu’est celle de Molière. C’est sans doute pour ça que ça finissait par une envie de casser la table et les noix du jury.

Zeugmaaaaaaaaaaaaaa
Zeugmaaaaaaaaaaaaaa

Comment je me suis retrouvé à devenir compositeur ? Je sais pas ! En plus, au collège, j’avais un professeur de musique qui était un gros taré, si bien qu’il a réussi à me faire détester la musique au sens large. Heureusement qu’il y a eu le Metal durant mon adolescence, avec, entre autres, l’un des deux groupes de mon adolescence, Linkin Park.

Un quart d’heure de crise !

Donc, le 1er Septembre sortira « Quart d’heure de crise ». C’est un petit album de quatre pistes et Kuolema, dont la vidéo a été posté au-dessus en fera partie. Il sera disponible sur presque toutes les plateformes de streaming, parce que évidemment, je boycotte Spotify pour des raisons évidentes. Je compte sur vous pour faire passer le mot et pour y prêter une oreille attentive ! Ces quatre pistes ont été composées sur LSDj avec une Game Boy et peuvent tourner sur une vraie Game Boy !

Quart d'heure de crise
Quart d’heure de crise

Evidemment, je suis radicalement anti-IA et je n’autorise personne à entraîner une machine sur mon travail. Soutenez les artistes. C’est très méchant ce que je vais dire, mais…

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Nyan nyan bim bam boum kyuu kyuu pew pew pewwww.

Hefka Le Nekopunk

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Une gazelle parmi les chiens

Avertissement sur le contenu : ce texte est purement fictif et raconte l’histoire d’une fille que l’on devine prodige et qui se retrouve réduite à devenir une travailleuse du sexe sans le vouloir. Il est sujet de choses sensibles, telles que la dépression.


Est-ce que tu peux t’imaginer avec deux enfants à nourrir
Tu retournes tes poches, pas l’ombre d’une pièce de monnaie
Personne ne veut t’embaucher et le temps te regarde courir
Devenir une camgirl est la seule option pour ne pas mendier
Tu militais contre la patriarchie, réclamant le respect
Et te voilà à alimenter la machine folle que tu méprises
Mais pas le temps de réfléchir, tu insères tes coordonnées
Et voilà les premiers abonnés arrivent sans grande surprise
L’homme est laid et facile à manipuler, tristes règles du jeu
Tu te formes sur le tas à un métier que tu ne voulais pas faire
Ton destin d’enfant prodige, la vie en a fait du feu
Plusieurs photos se vendent à des inconnus en pleine misère
Hors diffusion tu réfléchis aux pires scénarios possibles
Attention y’a toujours un nuisible, jamais à l’abri d’un revers
Ca peut toujours déraper, et si on te reconnaissait en ville
Imagine ce que tu vis quand même le repos à un goût amer

Est-ce que tu peux t’imaginer, camouflant ton mal-être
A t’exposer devant des mecs en chien que tu ne connais pas
A compter les secondes debout, esseulée devant ta fenêtre
Où est passé ton passé dépassé, il ne reviendra pas
L’argent permet de nourrir tes enfants et ton loyer
Mais il reste bien loin de faire ton bonheur et ton sourire
Stigmatisée, réputation noyée, il ne reste que le bûcher
Tes proches demandent des nouvelles, t’es obligée de mentir
La honte permanente, l’humiliation, et personne ne s’inquiète
Tu penses aux autres camgirls sur ces sites, venues d’elle-mêmes
Tu sais que tu ne seras jamais comme elles, le cœur en miettes
Et s’ajoute le syndrome de l’imposteur à la masse de problèmes
Et pourtant, sans trop y croire tu entretiens une lueur d’espoir
Mais pour le moment, vivre un jour de plus est le seul objectif
Quand les diffusions se terminent, tu es seule dans le noir
Et toi, qu’est-ce que tu ferais à sa place avec un canif ?

Et dans tes rêves tu voyages librement sur la planète Terre
Tu découvres des tas de cultures tant différentes que merveilleuses
Tu t’enrichis de savoir et de sagesse, tu changes d’air
Tu te mets à la place de ces locaux à l’existence bienheureuse
Alors que moi aussi je rêvais de mettre le feu au système
En prônant la révolution mais seulement derrière un écran
Je voulais détruire ces destructeurs qui nous gangrènent
Ceux qui effacent nos sourires, ceux qui font couleur le sang
Je voulais la même chose que tout le monde, être heureux
J’aurais voulu être libre, j’aurais voulu que le monde soit meilleur
J’aurais offert à qui veut l’entendre de quoi vivre joyeux
Et voilà qui je suis en vérité : un poète sensible au malheur
Quand tu goûtes des tas de mets exotiques, la misère est finie
L’espace d’une seconde tu voyages aux quatre coins du monde
Tu es devenue la maîtresse de ton destin, tu écris ta vie
Et tu retombes dans la réalité, rattrapée par ta propre ombre

Est-ce que tu peux t’imaginer, t’as percé sans le vouloir
Tu cherches à t’échapper et à te faire embaucher à tout prix
De quoi sera fait le surlendemain, tu ne veux même pas savoir
Et avant que tu ne t’en rendes compte, le pire s’est produit
On te demande ce que tu as fait ces dernières années
Comment tu expliques ta vie de camgirl à un homme en costard
Tu essuies refus après refus, tu penses à te saigner
Mais les patriarches que tu combattais ont l’appétit des charognards
Tu n’as plus qu’une seule option, recommencer à vendre ton corps
Parce que t’as encore deux enfants à nourrir et un loyer à payer
Est-ce que tu sais ce que ça fait, des cicatrices qui saignent encore
Harcelée, menacée, doxxée, noyée, trompée, traquée, broyée
Est-ce que tu sais ce que ça fait de ravaler ton envie d’en finir
T’as perdu l’envie de vivre, t’as perdu l’envie de mourir
T’as pas envie d’avoir un avenir, t’as juste envie d’être un souvenir
Homme, et si c’était à propos de ta fille que j’étais en train d’écrire ?

Hefka

Lachez vos kommmzzzzzz

Traduction : Linkin Park – In The End

Traduction personnelle de « Linkin Park – In The End » de l’Anglais vers le Français, arrangé à ma sauce. Je ne suis certainement pas le premier qui m’essaie à l’exercice mais en tout cas maintenant c’est à mon tour de m’y coller. Je l’ai arrangée à ma sauce en modifiant certains passages, après, comme l’a dit je ne sais pas qui « Pour traduire il faut trahir » – c’est comme ça que les traductions ont une âme.

Ce fut, au même titre que Ska-P, l’un des groupes de mon adolescence – même si j’en ai dit pas mal de mal après coup quand j’ai fréquenté une certaine communauté (Mea culpa !). L’on dira ce qu’on voudra sur Linkin Park, ils ont placé des mots sur le mal-être de toute une génération.

Au bout du chemin

Tout a commencé ici…

Et je ne saurais t’expliquer pourquoi
Mais le destin se moque bien de tes efforts
Garde ce fait en tête, je t’écris cette lettre
Pour tout t’expliquer en temps voulu

Tout ce que je sais…

Le temps est devenu plus précieux que l’or
Il vole comme du sable sous les coups de pendule
Regarde-le voler jusqu’au bout du chemin
Lorsque la vie s’évapore seconde après seconde

Cela semble si irréel…

Je n’ai pas réussi à m’en aperçevoir à temps
Occupé à compter les secondes à ma fenêtre
A retenir mes larmes, à essayer de comprendre
Pour perdre mon temps à te regarder partir

Je t’ai vue partir…

J’ai trop intériorisé mes sentiments
J’ai trop résisté, j’ai fini par t’abandonner
Ce qui comptait tant pour moi ne finira
Qu’à devenir un souvenir du temps passé

J’ai fourni tant d’efforts, j’ai voulu rester fort
Mais au bout du chemin, ça n’a même pas d’importance
J’ai du me laisser tomber pour tout abandonner
Mais au bout du chemin, ça n’a même pas d’importance

Tout a commencé ici…

Et je ne saurais t’expliquer pourquoi
Mais le destin se moque bien de tes efforts
Garde ce fait en tête, je me suis écrit cette lettre
Pour que je me souvienne des efforts fournis

J’ai fourni tant d’efforts…

Contre vents et marées, contre tes moqueries
Me traitant comme si je t’appartenais
Et dire qu’on a avancé main dans la main
Je ne sais comment j’ai pu aller si loin

Partir si loin…

Et plus rien ne sera désormais comme avant
Tu ne m’adresseras même plus la parole
Que l’on ait combattu ensemble ou pas
Les démons de mon passé refont surface

Au bout du chemin…

Tu as trop intériorisé tes sentiments
Malgré mes efforts, tu m’as abandonnée
Ce qui comptait tant pour moi ne finira
Qu’à devenir un souvenir du temps passé

J’ai fourni tant d’efforts, j’ai voulu rester forte
Mais au bout du chemin, ça n’a même pas d’importance
J’ai du me laisser tomber pour tout abandonner
Mais au bout du chemin, ça n’a même pas d’importance

J’ai placé toute ma confiance en toi
Je t’ai aimée de tout mon coeur
Et voilà le résultat
Je n’ai plus qu’une seule chose à te dire

J’ai placé toute ma confiance en toi
Je t’ai aimé de tout mon coeur
Et voilà le résultat
Je n’ai plus qu’une seule chose à te dire

J’ai fourni tant d’efforts, j’ai voulu rester fort
Mais au bout du chemin, ça n’a même pas d’importance
J’ai du me laisser tomber pour tout abandonner
Mais au bout du chemin, plus rien n’a d’importance

J’ai fourni tant d’efforts, j’ai voulu rester forte
Mais au bout du chemin, ça n’a même pas d’importance
J’ai du me laisser tomber pour tout abandonner
Mais au bout du chemin, plus rien n’a d’importance

Paroles originales par Linkin Park
Cette traduction est la version de Hefka

Lachez vos kommmzzzzzz