Trigger warning : cet article mentionne des sujets pas gais, notamment des problèmes d’alcoolisme.
Coucou, le blog est rouvert. Au moment où vous lisez ces lignes, les images des articles précédents (et même l’image du background) ont décidé d’aller en soirée avec Brice de Nice et donc elles sont toutes cassées. En fait, le blog a changé d’adresse, j’ai du modifier des réglages, batailler un peu avec les détails techniques parce que j’ai fait la backup n’importe comment.
En parlant de soirées… Je les ai enchaînées dernièrement. Pas pour me faire plaisir. Juste parce que j’ai une forte peur de l’abandon. Ne me demandez pas d’où ça vient, je n’en sais rien. A Nîmes, il y a eu la féria dernièrement.
Si vous êtes nouveaux sur ce blog, cet article ne sera pas très différent d’un des premiers que j’ai posté l’année dernière, au sujet de la Japanonymes 2025. Si vous me connaissez depuis un moment, vous vous souvenez quand je vous disais que c’était nul à chier ? Hé bien… On va revenir sur la déclaration.
Le trigger warning vous aura mis sur la voie : j’ai bu énormément ces derniers jours et ces dernières années. Pas pour me faire plaisir. Juste parce que j’ai une forte peur de l’abandon. Si vous avez un sentiment de déjà-vu, ne vous inquietez pas, c’est tout à fait normal.
Je suis autiste. Le mien d’autisme, il est très marqué. Sans rentrer dans les détails ni en faire un concours : il est extrêmement difficile d’avoir une adolescence aussi merdique que la mienne – sauf si vous êtes Palestinien (C’est pas marrant) – et mon hyperémotivité n’a rien arrangé. Donc, la féria, je vous la fais courte : trop de monde, trop de bruit, trop d’alcool, rien de très intéressant. Je me suis fait sortir de ne je sais pas quelle bodéga par un videur sans raison apparente. Sur le coup, je lui en ai voulu mais en fait, il ne pensait pas si bien faire (peut-être qu’il le savait ?). J’ai l’alcool dépressif, je serais resté une heure de plus dehors, j’aurais fait du vilain le lendemain. Ne demandez rien à ce sujet.
Je me suis posé la question : « Pourquoi les gens boivent ? ». Une recherche internet m’a donné quatre réponses possibles. Celle qui va dans mon cas de figure est la plus rare. C’est aussi la plus négative, mais c’est aussi dans ce cas-là que la dépendance est la plus facile à briser. J’ai commencé à boire pour faire comme les autres, pour être comme tout le monde. J’ai fréquenté la scène Metal, j’ai bu de la bière parce que la bière ça fait Metal. J’ai commencé à fréquenter des français, j’ai bu pour m’adapter au niveau d’alcoolisme très élevé du pays – Bon, c’est pas la Finlande non plus mais bon…
Ma résolution va être très simple. J’ai trouvé la raison qui m’a fait commencer à boire. Je vais être indulgent avc moi-même et refuser de fréquenter des gens pour qui le bonheur se résume à boire fumer danser. Je suis trop vieux pour ces conneries et c’est très bien.
Même mon côté obscur n’arrive plus à me soutenir. Voilà des années que je me bats pour ne pas tomber dans la misanthropie gratuite et la haine sourde, que j’essaie de ne pas tomber dans la délinquance ou autre saloperie du genre. Je ne comprends vraiment pas ce monde ni comment je dois vivre. J’ai au moins compris comment je ne devais pas vivre. Ca vous fait plus d’alcool pour vous bande d’ivrognes.
Mais n’oubliez pas que lorsque la ruée vers l’or a commencé, les seuls qui se sont enrichis ont été les vendeurs de pelles. Relisez cette phrase une deuxième fois.
Hefka

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