Skip to content

Étiquette : entrepreneuriat

Je suis (j’ai été) ingénieur informaticien.

J’aime les ordinateu-reuh.
Windows quatre-vingt dix-hui-teuh.

Furry Game Jam 2

J’ai participé à la Furry Game Jam 2 sur Itch. Le thème était « Signal ». C’est vraiment pas le thème le plus inspirant que j’ai vu pour une game jam, bien qu’il faille en reconnaître son originalité. J’ai fini dans le middle tier (à croire que je suis abonné aux middle tiers) mais je suis très content de moi vu que j’ai participé seul – il y a eu des équipes de 5 ou 6 jammers. Comme le thème ne m’a pas inspiré, j’ai réalisé un platformer hardcore en 2d en chiptune et pixel art. Ca se joue ici (pas besoin de télécharger). J’ai utilisé Godot Engine pour le moteur, Aseprite pour le pixel art et DefleMask pour les musiques.

Il y en a beaucoup, pendant mon adolescence, qui ont voulu me dissuader d’intégrer l’industrie du jeu vidéo. Le problème, c’est que rien n’est plus manipulable qu’un adolescent (à part peut-être un président), donc il y en a qui ont réussi. Au lieu d’aller à Crea’Jeux à Nîmes comme je le voulais depuis le départ, j’ai été incité à rejoindre l’Imerir de Perpignan (qui a terminé en liquidation, soit dit en passant), sous couvert que « ça allait m’ouvrir des portes ». Si vous lisez cet article, je vais passer directement à l’information qui vous intéresse : faites le travail que vous avez envie de faire, pas celui qu’on vous conseille.

Le monde du travail

L’informatique généraliste ne m’a pas réussi. La seule porte que j’ai ouverte a été celle d’une petite boîte Vosgienne pour laquelle j’ai été Community Manager. Le job était pas trop mal, bien qu’il soit tombé au pire moment possible pour des raisons personnelles. J’ai du partir et il en est ressorti une haine folle des réseaux sociaux qui persiste encore aujourd’hui.

Les gens disent que je suis un enfant surdoué et très intelligent, et les gens (les mêmes) ne veulent pas travailler avec moi pour tout un tas de raisons. La première, c’est que je suis autiste. La deuxième, c’est que j’ai l’esprit rebelle. Personne n’a donc vu le mal à ce que je passe dix années à tuer l’ennui, au chômage, en m’intéressant au jeu vidéo de manière amatrice en suivant le tag « indiedev » sur ce qui était Twitter, à l’époque. Au passage, rappelez-vous : c’était le seul coin de Twitter où on ne se tapait pas dessus en permanence.

A Furry To the test
A Furry To the test

Vous pensez que je gagne beaucoup d’argent ? Détrompez-vous, rien ne va. J’ai fondé ma boîte pour être libre, rien de plus. Je fais des jeux, des musiques et du pixel art tel que je l’entend. J’ai l’intime conviction que depuis les années 90s, il y a quelque chose qui s’est perdu. On nous parle de progrès technologique, je constate surtout que le monde est de moins en moins heureux. Les enfants dessinent de moins en moins d’étoiles. Et le truc le plus paradoxal, c’est que plus ça va vite, moins on a de temps.

Et ne parlons pas du discours des capitalistes de base qui te bassinent les oreilles avec « l’argent ne fait pas le bonheur » – à quoi ça sert de « travailler plus pour gagner plus » si l’argent ne fait pas le bonheur alors ? Plus tu étudies, plus tu ouvriras des portes vers un travail sympa et bien payé, plus il y a des chances que tu finisses avec un travail alimentaire de merde parce que tu as besoin d’argent (la raison principale est que tu as des enfants à nourrir). On veut changer le monde, on fait les choses contre notre gré et on se retrouve avec des convictions et des actions qui sont à l’opposées.

A furry to the test (encore !)
A furry to the test (encore !)

Au final, on te parle de liberté mais tu ne gagnes que de l’argent. Okay, c’est déjà pas mal, mais tu te ruines la santé. Tu balances ton argent dans la santé pour guérir tes problèmes de santé et tu recommences. Si tu veux briser le cercle, tu peux entreprendre. Tu seras libre, mais tu seras seul avec un autre rythme de vie beaucoup plus précaire que monsieur tout-le-monde ne veut bien te le faire croire. Et ça ne sera pas rare que tu bosses bien au-delà de 35 heures par semaine.

Je vais te dire ce que c’est, moi, le monde du travail. C’est un attrape-couillon.

Hefka

Les résultats de la game jam.
Leave a Comment

Un nekopunk dans une porcherie

Salut, bande de nazes !
Heu, pardon, c’est pas ce que je voulais dire.
Coucou, les nekomatas !

J’ai toujours été passionné de jeux vidéo. Je suis très peu sociable. Bon, je vais être honnête, je ne suis pas social du tout. J’ai fondé ma boite pour réaliser mon rêve d’enfance, c’est-à-dire développer des jeux vidéo. Je suis maintenant adulte (et encore ça reste à débattre) et je ne sais pas trop pourquoi. A l’époque, il était encore possible de s’amuser dans le monde. Alors, parlons peu parlons bien. J’ai fondé mon entreprise et je commence à le regretter.

Le monde du travail est très basé sur l’intelligence artificielle, les GAFAM et autres germes de pourriture. J’en viens presque à regretter les fascistes (j’en reviens pas que je dirai ça un jour) : eux au moins ils étaient fait en chair et en os, pas en zéros et en uns. Tu pouvais les bannir, les interdire d’accès et c’était terminé. Les machines n’en ont rien à faire.

Et je vais vous dire quelque chose de très dangereux. Je n’aime vraiment pas l’espèce humaine. L’âme humaine est fondamentalement laide, manipulable et corrompue. Est-ce une opinion ou un fait, je n’en sais rien, je sais juste que je ne vaux pas forcément mieux que la masse populaire ou que les deux imbéciles qui m’ont accusé de viol. L’accusation parfaite pour détruire un homme, parce que non seulement ce mot tout seul touche à l’émotionnel, ensuite parce que c’est beaucoup plus difficile à vérifier qu’un meurtre.

Je suis une anomalie (et c’est cool)

Je ne sais toujours pas pourquoi je créé des jeux vidéo. Je sais comment on les créé, mais je me demande pourquoi je les créé. Espèce humaine ? Leur donner du divertissement ? Et puis quoi encore ? Il faut que je donne du bonheur à des gens que je n’apprécie que très peu et en plus je suis payé une misère pour le faire ? Et je dois diviser cette misère en deux pour en donner la moitié au gouvernement, en plus ? Et à quoi me servira l’autre moitié ? A part à investir dans du plus gros matériel et à répéter le cycle.

Il y a des moments comme ça où j’ai juste envie de tout laisser tomber. Je sature, je sature de la débilité humaine. Les gens ne savent plus s’amuser autrement qu’en consommant de l’alcool et des corps féminins. Parfois, ils regardent les réseaux sociaux, cette déchetterie collective autrefois connue sous le nom de « Internet » dans laquelle était omniprésente la culture du chaos. Mon travail n’intéresse pas grand monde et les gens ne m’aiment pas parce que je suis ce putain de pixel rose pastel que tout le monde déteste parce qu’il ne se laisse pas re-colorier.

Publicité, contenu sponsorisé, intelligence artificielle...
Publicité, contenu sponsorisé, intelligence artificielle…

A quoi elle me sert cette boite ? Finalement je devrais peut-être ne servir à rien et avoir un rendement nul plutôt que d’avoir un rendement négatif. Les informations défilent, même le Japon me paraît fade, tiède et sans saveur dans ces moments-là. Dites donc, heureusement que j’ai pas commencé la phrase précédente en parlant de la France ou des Etats-Unis, sinon imaginez comment elle se serait terminée.

Guérir l’enfant intérieur

Je prends un moment pour guérir mon enfant intérieur et après on avisera. Ca risque de prendre quelques jours et j’ai déjà une première méthode : le journaling. Oui, c’est très girly et je vous emmerde. Les pensées que je couche sur papier sont plus colorées et positives que celles que je place avec une écriture non-manuscrite.

Quand on dit que l’intelligence artificielle détruit notre société, on nous a répondu que nos ancêtres disaient la même chose lorsqu’internet est arrivé. Hé bien vous savez quoi ? Je vais vraiment finir par croire qu’internet a détruit notre société.

Le prochain article parlera de journaling. Et le référencement de mon blog, je me torche le cul avec. A la place, si vous avez un blog et que vous voulez qu’on revienne à la culture du chaos, faites-le moi savoir. Il y a une section commentaires juste en-dessous. Faites-moi rêver. L’être humain est laid, prouvez-moi le contraire – ce n’est pas une provocation, c’est une demande. Il y a une section « blogroll » à faire, ici !

Hefka

Leave a Comment