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Étiquette : catboy

Ma vie avant d’être un nekomata

Article improvisé. Ce n’est pas une version réelle de ce qu’il s’est passé mais disons qu’une majorité est vraie.

Je vivais dans une ville merdique et j’étais bien déterminé à m’effacer après mes études dans une école prestigieuse. Rien de mieux pour m’autodétruire, me dis-je, que de boire la ciguë de la vie jusqu’à la lie, c’est à dire attendre patiemment la mort sans l’appeler alors que je jouais avec l’historique de mon navigateur rempli de vidéos de gangbang que je regardais pour soulager mon addiction à la pornographie. J’ai traversé une gehenne de plus de dix ans et j’ai décidé de ne pas me laisser abattre. Sans aucune raison, j’ai décidé de combattre la mort pour l’appeler, alors me suis levé, j’ai levé les poings, je lui ai tendu le doigt si bien que c’en est devenu un réflexe. J’ai appris à me défendre dans les mosh pits mais mon endurance n’est pas illimitée. Avec ma résilience et mon parcours de survivant, j’ai fini par intéresser le patronat.

Vraiment sidérés par mon profil d’hurluberlu pas encore furry, ils étaient prêts à m’embaucher. Mais ils ne savaient pas que j’étais un autiste avec des codes sociaux d’autiste et je les ai copieusement insultés avant de détruire leur matériel informatique par réflexe. Hélas, les murs ont des oreilles et je me suis retrouvé entre les mains des réseaux souterrains. Je m’attendais à être banni et maudit comme je l’ai toujours été et à devoir traverser un enfer sans nom pendant dix ans de plus. Mais j’avais en réalité tenu tête à des têtes pensantes d’entreprises tyranniques et l’on m’invita à bras grands ouverts au sein de la résistance. Mon entourage proche commence à m’apprécier, ma réputation grandit, si bien que le mot se répand et qu’on me présente comme un enfant prodige que je n’ai jamais voulu être.

Survivant de je ne sais combien de purgatoires, j’ai commencé à vouloir me rendre utile faute d’attendre une mort comme un train toujours en retard. Mais force est de constater que les portes du capitalisme m’étaient à jamais fermées. J’ai cultivé un jardin coloré et pixellisé pour émerveiller qui veut bien l’entendre et j’ai compris que je n’aurais plus jamais la chance d’avoir une vie comme les autres et de sociabiliser. J’étais bien décidé à en finir avec ma malédiction, je voulais juste trouver l’amour et être heureux mais à ce moment je m’étais déjà condamné à une maudite vie d’atypique parmi les atypiques que je n’ai jamais accepté.

J’ai frappé du point sur la table et j’ai demandé des conseils à des personnes d’influence. Je déblatérais mon histoire pas très banale dans je ne sais quelle convention, autour de bornes d’arcade et de jeux de société. Alors qu’on jouait aux cartes, j’abordais l’histoire de mon addiction à la pornographie né de mon besoin de m’autodétruire. Me fixant la bouche pleine d’alcool bon marché, ils éclatèrent de rire et m’arrosèrent d’alcool et de confettis et j’ai compris que j’avais le don d’interloquer les gens sans le faire exprès. Putain, mais qu’est-ce que j’ai fait à la vie pour qu’elle ne me laisse pas crever en paix et qu’elle ne me laisse même pas avoir la vie la moins intéressante de l’espèce humaine. Je voulais simplement être un mec normal et mener une vie banale avec une fille banale, mais il n’en est plus rien, maintenant que je me suis découvert une vie d’autiste artiste anarchiste qui pogote avec des oreilles de chat et deux queues de nekomata.

Et maintenant je suis devenu un furry. Enfin, je crois. Je sais pas.
‘chier.

Hefka

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Kisua a dit : « Déterrez la beauté ! »

NDLR : Apparemment, le verbe « recolorier » n’existe pas. Faudrait le mettre dans le dictionnaire celui-là.

Où sont passées les couleurs pétardes, les œuvres d’art qui mettaient du temps à se réaliser, où sont passés les serpentins, les confettis, pourquoi les gens ne font plus la fête ? Où sont passés les amis d’enfance, les après-midis assis sur un banc avec une Game Boy à la main ? Où sont passés les camarades musiciens avec qui on passait des après-midis entières à faire des bœufs et à composer ?

Hello les nekomata !
Je tiens un concept et j’ai décidé que mon univers ne s’appellera pas « mon univers ». Dorénavant, il s’appellera Kisua – bon, en réalité, c’est un mot porte-manteau entre Kissa et Kisu qui sont tous deux issus du Finnois, mais passons.

Journaux

J’aime bien tenir des journaux intimes dans des carnets avec mes feutres à pointe fine de toutes les couleurs. Ca me permet de conserver mon écriture manuscrite qui serait, selon les dires, chaotique et belle. Et puis c’est mon écriture manuscrite au moins, pas une police de caractères. C’est très sain comme exercice et si vous êtes créatif, votre imagination s’en retrouvera débordante – plus encore que pour un blog internet.

Tout ce qu’il vous faut, c’est un carnet et des feutres à pointe fine. Vous pouvez utiliser un stylo mais si vous avez une écriture de cochon, le final risque de ne pas être très beau. Vous pouvez aussi utiliser des stickers et tout, faites ce que bon vous semble. Il faut que ce soit une auto-thérapie avant tout. Les stickers sont monnaie courante, je n’en utilise quasiment jamais.

Journaling !
Journaling !

D’autant plus que le format papier, en plus de libérer votre créativité, vous apprend à réfléchir avant de parler. Il n’y a pas de « contrôle + Z » ou de touche d’effacement sur papier, réfléchissez bien ! Technologiquement, c’est un inconvénient, pourtant ce n’est pas si idiot que ça en fait. En plus de ça, le papier ne revend pas vos données personnelles, on connait la chanson avec les cookies et « le respect de votre vie privée ». Alors, si ça vous parle, je vous invite à essayer !

Je suis juste un peu dégoûté d’avoir paumé mon premier journal, mais bon…

Recolorier le monde

Je sature ces temps-ci et pourtant j’ai de l’espoir quelque part dans mon regard désabusé de la vie. La vie est de moins en moins belle et de plus en plus triste. Même les murs de la ville ont grise mine, même les fontaines ne sont plus ornées de jolies sculptures comme c’était le cas autrefois. Les humains sont de moins en moins intelligents et de plus en plus artificiels

Au nom des économies et du profit, on enterre tout ce qui n’a pas de prix. On enterre le beau et le merveilleux, alors à nous de creuser et de les déterrer. J’utilise de moins en moins internet depuis que les GAFAM ont fusillé le parc d’attraction que c’était autrefois pour en faire un plateau de monopoly qui finira en monopole. En 2007, encore au lycée, je gueulais contre Facebook comme si j’avais vu venir les ravages qu’allaient causer cette entreprise. La même réponse m’était renvoyée sans cesse : « t’es un ado en crise ».

La fin du monde sera belle !
La fin du monde sera belle !

Le monde est devenu morne, tiède et sans saveur. Chacun sa dépression, posé dans sa bulle. Alors si c’est la vie que les humains préfabriqués ont choisi, moi je ne suis pas content. Avec mes feutres de toutes les couleurs, je commence par recolorer Kisua et je prends le chemin interdit et tabou, peu importe où ça me mènera. Vous, fermez-la, bande de c0|\||\|4r|)$.

Ce paragraphe ne sert à rien

Cette photo c’est moi en tenue de NekoPunk, lors de la Tokyo Game Show de 2024. Poser devant le mur qui célèbre les trente ans d’anniversaire de la PlayStation ça met un coup de vieux parce que j’ai connu les soirées endiablées sur Crash Bandicoot, Spyro…

Un catboy au Japon
Un catboy au Japon

J’ai pas trop grandi dans ma tête et c’est tant mieux.

Hefka

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