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Le journal du nekopunk Posts

Reprise à la Nîmoise !

Coucou le Mosh Pit ! Cet article fera office d’entracte !

Le forum des associations

Samedi 5 Septembre 2026. D’abord, mes 38 ans approchent à grand pas. Ensuite, il y a eu deux choses assez sympa à Nîmes. La première, c’est le forum des associations. Ca s’est bien passé et beaucoup d’entre elles ont attiré mon regard. J’aime autant vous dire qu’avec la récente élections des mairies, je suis bien content que le représentant du Rassemblefront National ait perdu, sinon je suis à peu près certain que le forum des associations n’auraient pas eu la même gueule, si toutefois il y en aurait eu un… Enfin bref, on n’est pas là pour parler de ça.

Voilà donc l’occasion de repartir du bon pied. Il y a eu Sésame Autisme parce que je suis autiste, bien que je n’ai pas encore bien compris ce qu’ils faisaient concrètement. Elles m’ont posé la question de ma vie professionnelle parce que c’est un sujet sensible parmi nous. Je crois que je suis le seul autiste de « la ville avec un accent » qui a fondé sa boite et qui arrive à la faire tenir debout depuis maintenant trois ans, en dépit de tout le bordel juridique dans lequel je me suis retrouvé.

Mon objectif était avant tout de réaliser un rêve de gosse, c’est-à-dire vivre de la création du jeu vidéo. Quoi, devenir une star du foot ? Pourquoi faire ?

Même si je dois avouer que le système économique de Hefka Games, en ce moment, ça ressemble plutôt à ça :

Comment ça marche réellement...
Comment ça marche réellement…

Parce que je dois le préciser pour ceux qui sont étrangers au monde de l’entrepreneuriat : en France, si vous faites un chiffre d’affaires nul pendant deux années de suite, c’est la radiation et vous êtes de retour sur le marché du travail. Et presque tout mon bénéfice, ce sont des yens !

Il y a donc également une école de musique dont j’ai oublié le nom, située près du CHU Carémeau, parce qu’ils enseignent quelque chose que je ne savais même pas que c’était enseigné à Nîmes: la MAO (Musique Assistée par Ordinateur). Vous avez lu jusqu’ici ? Félicitations ! Volez mon album tant qu’il en reste, c’est un ordre !

Les tarifs me poussent à réfléchir un peu. Mais le professionnalisme des professeurs m’incite. Déjà, parce que j’ai parlé de Bitwig au prof et il connaissait (il y a des tas de compositeurs, même des professionnels, qui ne savent pas ce que c’est, parce que évidemment, je suis le petit rigolo de la classe qui boycotte Windows !).

Il me reste à parler d’une association de rolistes, Ecussons et Dragons, que je vais prochainement essayer. Je n’ai jamais vraiment fait de jeux de rôles papier mais j’ai beaucoup joué aux jeux de rôles sur consoles, mon premier ayant été Pokémon Version Rouge, puis Final Fantasy IX. Souvenez-vous, à cette époque, Square Enix s’appelait encore Squaresoft. J’ai flashé sur cette association, ça va me plaire je le sens.

On est tellement populaires...
On est tellement populaires qu’on apparaît dans des méthodes pour apprendre le japonais wesh. (Wagotabi)

La communication

La communication, comme dit plus tôt, c’est vraiment un cataclysme chez moi. Pour le coup, lorsque mes parents m’ont attribué mes statistiques lors de la procréation, le spermatozoïde gagnant a sûrement pensé que c’était une bonne idée de mettre 10 points en intelligence et 0 en social et c’est l’échec critique. J’ai pu retrouver des potes et il y a une possibilité que je brise cette solitude qui me pèse. En tout cas, en partie. Moyennant un gros travail sur moi-même parce que évidemment, les codes sociaux, je ne peux pas tous les apprendre.

Ca rejoint le discours que j’ai tenu avec Sésame Autisme. Comme je leur ai dit, coder des jeux vidéo et composer je m’en sors sans problèmes, mais il ne faut pas me demander de draguer une fille.

L’expo de ouf

Le soir du Forum des Associations, alors que j’étais vraiment fatigué après avoir découvert un tout nouveau monde s’ouvrant à moi dans ma propre ville, je fais l’expo de ouf avec un pote. Enfin, surtout le Spot parce que je n’avais plus l’énergie physique de faire le tour de Bachallas. C’était quand même fantastique. le thème de cette année c’était « couleurs et ornements ».

Bref, j’avais déjà signalé dans un article précédent qu’il fallait recolorer le monde. Si vous ne croyez pas en la magie des couleurs, alors vous allez me faire le plaisir de regarder ceci.

Expo de ouf! Le Spot, Nîmes, 2026
Expo de ouf! Le Spot, Nîmes, 2026

Plein de tableaux et de peintures magnifiques, à très proche distance les uns des autres, dans tous les genres : il y a de l’abstrait comme du surréalisme en passant par le psychédélique. Un bon moment en somme qui permet de se ressourcer et de s’inspirer pour la suite des événements à venir.

Et Hefka Games ?

C’est quoi les événements à venir ? Pour le moment, je ne sais pas. Un projet de DLC pour RPG Maker est en cours de vérification. Comme j’ai abandonné Adamant! et que j’ai la flemme de commencer quelque chose de nouveau et qu’en plus je n’ai pas d’idée, je me contente de suivre des tutoriaux.

Oh non, c'est un jeu à patoune !
Oh non, c’est un jeu à patoune !

Je précise que les assets en 3D, ce n’est pas moi qui les ai faits. Ce sont des assets libres de droits pour les tutoriaux à suivre. Toujours est-il que je sais développer maintenant des jeux de plate-forme en 3D – à condition que la caméra soit toujours orientée du même côté, façon « Crash Bandicoot », je reviendrai sur ce détail ultérieurement.

J’apprends actuellement à coder un simulateur de marche, toujours avec des assets libres de droit. Une fois encore, c’est de la 3D mais la Caméra suit le joueur. Pour le moment, c’est un tutoriel avec un jeu à la première personne. Ce que je voulais dire, c’est qu’avec un jeu en 3D à la troisième personne (pensez à Spyro le Dragon), il y a tout une manipulation compliquée à faire avec la caméra. Lorsque le joueur se retourne, la caméra doit effectuer un mouvement bien précis que je n’ai pas encore appris. Je redoute le moment où je vais apprendre ça. Surtout lorsqu’il faudra prendre en compte les escaliers, les dénivelés… Que du bonheur.

Kyuuuu
Hefka Le Nekopunk

Lachez vos kommmzzzzzz

Mon fantasme suprême.

Wake The Dead

Je fais partie d’un collectif de compositeur depuis voilà plusieurs années. Ça remonte à quand j’habitais encore dans la région de Lyon. Ce collectif, c’est le « Music Weeklies Challenge », nous sommes une communauté active dont le principe est le suivant. Chaque semaine, il y a un thème qui nous est imposé et on doit composer avec – le jeu de mot n’était pas volontaire.

Ma pièce maitresse reste quand même Kuolema qui a d’ailleurs été composé pour ce challenge, avec le thème Death Metal. Le thème de cette semaine de début Septembre, c’est « Catacombes ». La première chose à laquelle j’ai pensé a été le jeu vidéo « Tevi » parceque, bien évidemment, comme je ne fais absolument rien comme tout le monde, je ne pense comme personne non plus. Est-ce une force ou une faiblesse, je n’en sais rien.

Dans le jeu vidéo « Tevi », développé par CreSpirit, les créateurs de Rabi-Ribi, nous y jouons une ingénieure lapine qui, en plus de sortir des punchlines cinglantes, tape sur tout ce qui bouge dans un metroidvania aussi mignon que celui dont il est le successeur. Il y a une zone dans des catacombes et j’ai adoré la musique bien « boum boum ».

Donc, est-ce que j’avais envie de faire de la musique chiptune qui fait bleep bleep cette fois ? Non, j’avais envie de faire de l’electro dark qui fait boum boum. La première raison est que j’ai terminé un projet massif de musiques chiptune payantes que les développeurs pourront utiliser dans leurs projets, en partenariat avec Gotcha Gotcha Games – Ouais je flex parce que travaille avec le Japon, hein qu’est-ce que tu vas faire ? Ahem. La deuxième raison est que j’ai investi dans BitWig pendant qu’il était bradé cet été. Le gros avantage avec ce DAW, c’est que c’est l’un des seuls qui tourne nativement sous Linux et qu’il ressemble fortement à Ableton dont j’étais un utilisateur régulier. Il me semble avoir lu que Bitwig a été développé par des ex-membres de l’équipe de Ableton ?

Mon fantasme suprême

La communication. Ca n’a jamais été mon point fort. La première preuve, c’est ma vie sentimentale. Enfin, plutôt l’absence (de vie sentimentale). La deuxième, c’est le fait que je n’ai pas été embauché une seule fois et pourtant, des CVs j’en ai envoyé plus d’un millier.

Concernant ce dernier détail, j’ai pu contourner le problème d’une façon magistrale. En effet, pourquoi je devrais chercher du travail si, créatif que je suis, je suis capable de réaliser le travail moi-même ? L’idée de fonder Hefka Games est arrivée comme ceci, de fil en aiguille. Malheureusement, ça ne marche pas avec la vie sentimentale.

C’est aussi la raison pour laquelle j’ai du mal à percer et que je stagne. Je suis fidèle à un principe : je déteste emmerder les gens et je n’aime pas les forcer. Ce qui est contraire à l’idée que l’on se fait de la publicité et même de l’auto-publicité. Lorsque je parle de mon travail, l’on me rétorque souvent que je suis égocentrique, alors tu te doutes bien qu’à un moment j’ai arrêté. J’ai un compte sur Mastodon, j’ai pu passer la barre des cent followers, j’en suis très content à l’heure où certains ont un nombre d’abonnés à cinq chiffres.

J’ai un côté obscur – il s’appelle Äefyekaaos – qui supporte mal le bonheur des autres et me protège pendant que j’essaie de me persuader que je mérite le bonheur, l’amour, la reconnaissance et que sais-je encore. Pour le moment je ne sens bien seul. Là est bien le paradoxe de l’anxiété sociale : je déteste être seul et j’emmerde la société.

Il y a même des tas de vérités que je dis tout haut et que tout le monde préfère garder sous silence pour ne pas se faire tabasser par la milice de la Dictature du Bien. A un moment, il va bien falloir que je le dise : sur les GAFAM je suis censuré (premier degré : je suis carrément banni), sur le FEDI je suis tout juste accepté. Dans tous les cas, les autistes finissent oubliés des deux côtés parce que chacun défend son camp et ses intérêts.

San... Roku...

Il y a un paquet de cons à qui je voudrais faire avaler ma pancarte Free Hugs et mes deux queues de nekomata, à commencer par les cosplayers, cette gaystapo des conventions qui aime bien les trans mais pas trop les autistes. Attention, j’ai pas dit que les trans ne méritaient pas de traitement de faveur, j’ai dit que ce qui est valable pour une minorité doit aussi l’être pour l’autre.

Crachez-moi dessus autant que vous voudrez, vous savez que c’est la vérité. Avec ces délires de gauche « La ferme des animaux » et de droite « 1984 », je n’ai nulle part où me placer. Et vous savez quoi ? C’est très bien comme ça. Le monde continuera d’être un grand merdier où chacun défend son drapeau, comme le goulet de truc machin bidule dans World of Warcraft. La seule chose à retenir de ce paragraphe est que Georges Orwell est un auteur que j’admire beaucoup car il a réussi à tacler toutes les convictions politiques majeures et à les réduire à l’état de poulpe sanguinolent.

Ce qui a toujours été et est toujours… mon fantasme suprême.

Hefka

Lachez vos kommmzzzzzz

J’ai lu « Metamorphose » de Shindo L

On va commencer par mettre l’avertissement sur le contenu qui va bien : cet article va clairement parler d’un manga hentai. Alors je vais laisser dix secondes aux gamins et aux âmes sensibles pour… Passer à l’article suivant. Non sérieusement, je ne rigole pas. L’article que vous êtes en train de lire parle d’un manga déprimant dont l’objectif n’est certainement pas de vous aider à tâcher davantage vos draps qui puent le sperme, alors remontez votre braguette et rangez vos pop-corns. Vous êtes encore là ? C’est vous qui voyez ! Je vous aurai prévenus.

Il n’y aura pas d’image explicite ni de scans ni de photos dans cet article. Vous êtes déçus, hein ? Non, je vous avertis une dernière fois : le mot « hentai » est un faux-semblant, il faudrait plutôt placer ce manga dans la case « Horreur psychologique » et si Metamorphose vous excite, c’est que vous n’allez vraiment pas bien.

Je suis malade, complètement malade !

Ceux qui me connaissent de suffisamment près savent que Kisua, mon univers, est coloré en surface et affreusement sombre en profondeur, parce qu’évidemment, il faut bien qu’on ait une part d’ombre pour qu’on ait une part de lumière. Mes jeux vidéo sont mignons, ma créativité est bordélique, mon univers littéraire est sanglant. A un moment voilà, on ne peut pas passer sa vie à produire comme une machine, il faut bien qu’on se détende de temps en temps.

On va à Terre-2, la boutique manga de ma ville mouroir avec une amie. Avec un peu de chance, ils auront une figurine de Rin Kaenbyou à vendre. Alors que je cherche une figurine de ma crush (Rin Kaenbyou, pas mon amie), j’entends parler mon amie avec la gérante du magasin, du manga Metamorphose par Shindo L. Je ne voulais pas l’acheter et j’ai fini par en avoir envie, mais il n’y avait qu’un seul exemplaire en magasin. Comme je suis un peu serré niveau budget, je me suis dit que j’allais me débrouiller autrement pour le lire – j’ai dit chut !-. Le soir-même, j’avale le manga d’une traite.

Essaie de lire "Metamorphose" de Shindo L

Bon, je commence par quoi ? J’ai des airs doux et rigolo avec mes oreilles de chats, j’ai toujours ce côté rebelle à la fois lucide et immature mais ce serait mal me connaître de dire que mon univers est rose – même si c’est l’impression que je veux laisser croire. J’ai quand même réussi à lire le dérangeant « Lolita » de Vladimir Nabokov et encore, ce n’est rien face au meurtrier « Les 120 Journées de Sodome » du Marquis de Sade. Alors quoi, je me suis dit que Metamorphose, ça allait pas me faire grand chose !

Le scénario sans spoilers

Accrochez-vous bien, à partir de là on entre dans le vif du sujet. Saki Yoshida est une lycéenne Japonaise tout ce qu’il y a de plus banal. Elle n’est pas très heureuse, mais elle ne mène pas une vie merdique non plus. Elle s’ennuie, elle cherche à se faire des potes. Quelle erreur ! Alors qu’elle se fait toute pimpante pour entrer dans ce qui est l’équivalent du lycée en France, elle va tomber dans une lente et cruelle descente aux enfers.

En tout, il y a sept chapitres. Je ne vais pas trop détailler le scénario ici parce que ce n’est pas très poli et qu’Internet l’a déjà fait pour moi. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à chaque fois qu’un chapitre se termine, on se dit qu’elle a touché le fond des abysses. Tu parles, le début du chapitre suivant, la voilà trois mètres en-dessous de la fin du chapitre précédent. On finit presque par regretter le premier chapitre où elle se retrouve droguée et finit par être violée. Même cette scène paraît « gentille » par rapport à ce qui va lui arriver ensuite.

Et vous qui pensiez que l’arc de Primrose dans Octopath Traveler était sombre. Avant la fin du dernier chapitre, Saki passe par toutes les cases du monopoly de la débaucherie : prostitution, racket, éviction, addiction… La vie misérable d’une gamine ordinaire qui voulait être heureuse et finit détestée de tout le monde sans que ce ne soit de sa faute, réduite à l’état de déchet non-recyclable. Littéralement. La dernière scène du dernier chapitre est absolument intolérable.

Mais c’est qu’un manga !

On penserait que comme ce n’est qu’un manga, il est facile d’en sortir indemne vu que l’histoire est fictive ! Fictive ? Pas tant que ça. Je suis allé au Japon en 2024 et j’en ai un très bon souvenir. Mais ce n’est pas parce que je voue un amour profond pour le Japon que je n’en vois pas les problèmes. Le manga est très dense et très concentré parce qu’en un seul tome, Shindo L nous balance en plein dans la face des tas de problèmes de société auxquels les Japonais font face en ce moment. Bien que le manga ait été publié en 2016, beaucoup de problèmes évoquées sont encore d’actualité.

Bien qu’il ne soit que peu évoqué, nous faisons face au harcèlement scolaire aussi appelé ijime dans la langue locale – au Japon, c’est un autre délire. Nous, en France, autant vous dire qu’on est des cafards à coté -.

Apprendre à dire non.

Le manga nous apprend implicitement à dire non. Les Japonais – et notamment les Japonaises – sont apparemment conditionné-e-s à ne pas dire non car, dans cette culture, c’est vu comme une provocation. Résultat, des tas de gens malpropres le savent et en profitent. Dans le premier chapitre, Saki est abordée par un garçon dans un konbini qui l’invite au karaoke et lui propose de la drogue. Relisez ce paragraphe.

Qui couche avec les chiens se lève avec les puces.
Proverbe français

Une autre leçon à retenir de ce chapitre est d’écouter notre instinct lorsque celui-ci nous dit « Si c’est trop beau pour être vrai, c’est trop beau pour être vrai ». Saki n’en est pas revenue de coucher le premier soir avec un mec à peine rencontré alors qu’elle n’a jamais été populaire. Cette leçon revient lorsque des camarades de classes, alors ses amies à ce moment du lore, lui donnent des conseils pour se prostituer « en toute sécurité » et balancer les clients lorsque ça commence à craindre.

Plus une chose est innocente, plus il est jouissif de la salir.
Les règles de l’internet.

Encore une fois, c’était trop beau pour être vrai et le manga nous balance une troisième leçon de vie en pleine tronche : celui qui ne dit rien et qui se laisse faire est une proie sans défense. Saki est trop gentille et c’est ce qui l’a perdue.

Parmi les problèmes sociaux évoqués, il me reste à parler de l’inceste, surtout lorsqu’il est combiné à un caractère manipulateur et impulsif. Saki est victime de son père lorsque celui-ci perd son travail – ce qui, au Japon, est considéré comme un déshonneur. Et surtout, ce problème qui s’est amplifié avec les réseaux sociaux : cette manie de vouloir plaire à tout prix, quitte à dénigrer sa vraie nature, et qui finit toujours par avoir des effets retords.

Et le hentai ?

Récemment, il m’arrive quelque chose d’étrange. Bien que j’ai une addiction à la pornographie, ces temps-ci ça ne me fait pas grand chose. Que ce soit du soft, que ce soit du hard, rien n’y fait. Il y a des scènes hentai dans Metamorphoe et il y en a beaucoup – pour provoquer volontairement un effet de sursaturation -, et le « x-ray » n’est pas en option. Cela dit, vu l’histoire pesante, on n’arrive pas à s’exciter devant. On éprouve plutôt du dégoût et c’est le but. Si bien qu’on se surprend à survoler les scènes de cul ou à détourner le regard. Saki, une lycéenne ordinaire, réduite à l’état de vagin, avant d’être réduite à l’état de vagin en libre service, ensuite à l’état de vagin usé, puis à l’état d’ordure ménagère et finalement en punching-ball.

Avec tous les problèmes mentionnées en si peu de chapitres et le nombre de fois où elle se fait passer dessus, il ne manquait plus qu’une scène de chikan. Mais tu me diras, elle aurait pris le bus pour aller où et pour faire quoi. Là est bien le côté le plus déprimant du manga : il est inspiré de faits réels. Le « ijime« , par exemple, est honteusement caché par le gouvernement local. Le seul moyen d’en parler, c’est le manga.

« Tous ces gens, ils ont l’air heureux… »

Attention ! A partir de là, je spoile la fin.

Juste au cas où, voici un lien vers une vidéo moins déprimante.

Lorsque j’ai commencé le dernier chapitre, je m’attendais à un rebondissement. Saki accumule de l’argent pour une raison que je ne mentionne pas ici et finit par perdre tout ce qu’il lui reste lorsqu’un groupe de racailles lui tombe dessus. Clairement, cette scène d’une sauvagerie sans nom est très difficile à tolérer et l’une des raisons qui m’a fait grimacer est que ses agresseurs ne font même pas partie du roster des personnages secondaires.

Saki remet ses tresses de collégienne et ses lunettes de nerd pour renouer avec son apparence candide d’autrefois, bien qu’elle se conjugue mal avec son corps usé. S’en suit une scène claire et lumineuse où nous la voyons, légèrement plus âgée mais toute pimpante, parler à Nana, son enfant. Le manga s’arrête sur un retour à la réalité, où elle pisse le sang dans des chiottes mal fréquentées. Quand je dis ‘elle pisse le sang », ce n’est pas une figure de style.

D’après une interview de Shindo L, dans la première version du manga, Saki était supposée mourir par overdose à la fin du dernier chapitre. Après, il y a eu des problèmes avec ses managers et autre bla-bla qui ne nous regarde pas.

Wikipédia dit une chose à ce sujet, des youtubeurs en disent une autre, chacun fait sa propre interprétation. On ne sait pas si la scène où Saki parle à son enfant est une vision du futur, laissant supposer que Shindo a fait une ellipse sans nous dire ce qu’il s’est passé depuis… Ou bien si cette scène n’est qu’un rêve que Saki fait lorsqu’elle s’injecte un peu trop d’héroïne qui lui restait avant de clamser.

D’autres encore ont créé une fin alternative où Saki est secourue dans un crossover avec l’univers de JoJo Bizarre Adventure. Et moi, qu’est-ce que j’en pense ? Soyons humains. La police n’apparaît pas une seule fois dans tout le manga. Je me plais à imaginer qu’une jeune recrue un peu paresseuse et jemenfoutiste s’est retrouvée à effectuer de la sale besogne dans ces toilettes et qu’il a découvert Saki de cette façon. L’information va remonter jusqu’à ses supérieurs.

C’est costaud comme lecture

Lorsque j’ai fini la lecture de ce manga, j’ai eu l’impression d’avoir avalé un litre de sang macéré dans du jus de frelon cul sec.

Faut avouer, c’est plutôt une boisson d’homme !
Le Nain (Donjon de Naheulbeuk)

Bon, va falloir que je revienne sur Touhou Project. J’ai toujours pas de figurine de Rin Kaenbyou, j’ai juste un cosplay qui ne me va pas parce qu’il me manque un truc nécessaire pour qu’il soit réaliste : une très grosse poitrine. J’ai rarement lu un manga aussi sombre. Il va me falloir de la douceur maintenant.

Dessin de Rin Kaenbyou
Dessin de Rin Kaenbyou

Hefka

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Kuolema et quart d’heure de crise

Hello le Mosh Pit !

Kuolema. D’abord, ça veut dire « mort » en Finnois. Ensuite, c’est ma pièce maîtresse en terme de chiptune. J’ai passé du temps sur ce morceau. Le contexte était le suivant. je fais partie d’un collectif de compositeur, le Music Weeklies. En ce moment, on est un peu en veille et j’avoue qu’avec mes projets de DLC pour RPG Maker, beh j’ai pas trop le temps de composer à côté aussi. Enfin, je vais pas me plaindre d’avoir des projets, hein.

Donc, le thème imposé, cette fois-ci, c’était « Death Metal ». Et autant dire que j’ai commencé mon parcours de mélomane en plein dedans avec « The Archaic Abattoir » du groupe belge Aborted. Un CD que j’ai prêté et qui ne m’a jamais été rendu, au passage.

Mon hyperacousie

J’ai un parcours particulier avec la musique parce que je souffre d’hyperacousie. Je veux dire que j’entends tout en beaucoup plus fort que les autres. On pourrait croire que ça me permet d’être moins sourd que les autres mais en réalité, c’est l’inverse qu’il se passe. Supposons qu’on est dans un repas entre potes et qu’une mouche vole dans le salon. Je ne vais entendre que la mouche, si bien que le bourdonnement de ses ailes va passer au-dessus des conversations.

Je vous ferai l’impasse, notamment parce que de cet article ce n’est pas le sujet (et bam, anastrophe dans ta face !), sur ma surdité à peu près sélective quand je suis dans la rue avec quelqu’un. On me parle alors que je suis derrière ? J’entends rien. On me parle et une voiture passe à côté de nous ? J’entends rien non plus. Mon téléphone n’est pas sur vibreur ? Tu pourras pas me joindre. Ça doit être pour ça que je suis mal à l’aise au téléphone.

D’ailleurs, ça doit aussi être une raison de plus pour laquelle les examens oraux à l’école étaient un purgatoire pour moi. Il fallait que je me concentre juste pour que j’entende ce qu’on me disait, et ce, même dans la langue maternelle qu’est celle de Molière. C’est sans doute pour ça que ça finissait par une envie de casser la table et les noix du jury.

Zeugmaaaaaaaaaaaaaa
Zeugmaaaaaaaaaaaaaa

Comment je me suis retrouvé à devenir compositeur ? Je sais pas ! En plus, au collège, j’avais un professeur de musique qui était un gros taré, si bien qu’il a réussi à me faire détester la musique au sens large. Heureusement qu’il y a eu le Metal durant mon adolescence, avec, entre autres, l’un des deux groupes de mon adolescence, Linkin Park.

Un quart d’heure de crise !

Donc, le 1er Septembre sortira « Quart d’heure de crise ». C’est un petit album de quatre pistes et Kuolema, dont la vidéo a été posté au-dessus en fera partie. Il sera disponible sur presque toutes les plateformes de streaming, parce que évidemment, je boycotte Spotify pour des raisons évidentes. Je compte sur vous pour faire passer le mot et pour y prêter une oreille attentive ! Ces quatre pistes ont été composées sur LSDj avec une Game Boy et peuvent tourner sur une vraie Game Boy !

Quart d'heure de crise
Quart d’heure de crise

Evidemment, je suis radicalement anti-IA et je n’autorise personne à entraîner une machine sur mon travail. Soutenez les artistes. C’est très méchant ce que je vais dire, mais…

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Nyan nyan bim bam boum kyuu kyuu pew pew pewwww.

Hefka Le Nekopunk

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